Éloge du peu, ou comment l’argent peut faire le bonheur

Auteur : KOIKE Ryûnosuke 小池 龍之介
Traduction : Myriam Dartois-Ako
Titre original : Bimbô Nyûmon 貧乏入門
Éditeur : Philippe Picquier
Parution japonaise : 2009
Parution française : 16 février 2017
ISBN : 978-2-8097-1220-9
Prix : 18,50 €

Lire un extrait sur le site de l’éditeur.

La quatrième :

A quel moment les objets auxquels nous tenons deviennent-ils des obstacles à notre bonheur ? Qui suis-je avec ces choses qui font partie de ma vie ? Qui suis-je sans ces possessions ? L’argent peut-il quand même faire le bonheur ?Le moine zen Koike Ryunosûke nous invite à adopter les bonnes stratégies face au désir pour retrouver le pouvoir de choisir et le courage d’être soi. Car il s’est vu confronté aux mêmes difficultés, aux mêmes incertitudes, et il partage ici, avec amitié, les leçons tirées de ses expériences. On découvrira ainsi que le choix de la frugalité peut se révéler le plus raffiné des plaisirs.
Que le lecteur se rassure : vivre sobrement, ce n’est pas renoncer à tout. C’est, au contraire, ne renoncer à rien de ce qui nous est essentiel pour faire de la place à qui l’on est vraiment.

Mon avis :

Né en 1978, Koike Ryûnosuke fait partie de la nouvelle génération des moines bouddhistes. Fils de supérieur d’un temple, son sacerdoce n’a pas été une évidence tout de suite et son style de vie, qu’il détaille dans l’ouvrage ici présenté, n’a pas toujours été ancré dans le « peu ». Bimbô 貧乏, ici traduit par peu, a le sens de pauvreté en japonais, sans tomber dans l’extrême franciscain qu’on pourrait lui accoler.

Son éloge du peu est très accessible, une écriture soignée, didactique, qui pousse à la réflexion quant à notre mode de vie, notre perception de nous et des autres, ainsi que des biens matériels. On pourrait, par facilité, le rapprocher de tous ces livres qui encensent le fait de faire le vide dans nos intérieurs, mais lui traite le mal à la racine, nous pousse à nous interroger sur ces besoins obsessionnels d’accumulation, de remplir le vide, de nourri son égo et de ne se manifester que par la possession.

Il ne s’agit pas de culpabiliser le lecteur, mais bien de l’emmener sur la voie du mieux-être, de moins souffrir des Désirs, et surtout de ne pas tomber dans la Démesure qui consiste à toujours vouloir plus et qui contribue inévitablement à la souffrance.

Son analyse tourne pour beaucoup autour de la société japonaise mais on saura s’adapter. Par exemple, il mentionne les herbivores, phénomène connu des sociologues et des curieux s’intéressant au Japon. Analyse, explication, exemples, remèdes, il passe au crible ce qui, selon lui et les préceptes bouddhistes, nous empêche d’être pleinement heureux d’un bonheur véritable.

Je ne suis pas toujours d’accord avec son point de vue, mais à aucun moment je n’ai pas réagi, positivement ou non, au texte. Il fait réfléchir et permet, du moins pour ma part, le recadrage de certaines choses. C’est une lecture que je ne saurai que conseiller à qui ressentirait le besoin de faire du vide et de changer les choses en profondeur.

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