Nosaka aime les chats

Auteur : NOSAKA Akiyuki 野坂 昭如
Traduction : Jacques LALLOZ
Titre original : Wagahai ha neko ga suki 吾輩は猫が好き
Éditeur : Philippe Picquier
Parution japonaise : 1998
Parution française : 7 janvier 2016
ISBN : 978-280971141-7
Prix : 18,50€

Lire un extrait :sur le site de l’éditeur

La quatrième :
L’écrivain donne à ces récits un titre amusant et parodique emprunté au célèbre roman de Soseki, Je suis un chat. Il est vrai qu’il se met en scène dans ces trente brefs récits de quelques pages qui sont d’abord des hommages à tous les nombreux chats qui l’ont accompagné durant plus de 50 ans : le premier chat, chat abandonné, chat endormi, ou amateur de saké, chat malade ou paresseux, chat écrasé…. « Ce que m’apprennent les chats » est la raison d’être de ce livre avoue Nosaka. Ces « affinités animales » sont, en effet, prétextes à un retour sur soi, à des observations et à des confidences fines et émouvantes. Et à des réflexions pertinentes sur l’existence.

Mon avis :

Amoureux des chats, foncez ! Ce livre posthume est très agréable à lire, entre autobiographie, tranche de vie et essai.

Nosaka, décédé fin 2015, est l’auteur du très célèbre La Tombe des lucioles, dont je garde un souvenir mitigé, par sa folie et surtout une écriture que je trouvais lourde, trop pour un sujet si grave, mais dans le cas présent, il nous offre un bel ouvrage sur sa compagnie féline, avec une écriture souple, agréable, fine et précise.

Une maison traditionnelle, une multitude de boules de poils plus ou moins nobles, himalayen, gouttière, chaton, adulte voire mamie édentée, Nosaka nous offre de beaux portraits, analyse les comportements de ses chats, s’inspire de la grâce naturelle, des instincts félins, pour améliorer sa propre condition. La mort, la maladie, la propreté, les relations d’amitié et d’inimitié, tout est sujet à réflexion, avec  humilité et sagesse, parfois un peu trop.

On sourit quand il partage en douce quelque alcool avec Charly, on réfléchit quand Roba doit mourir, on s’émeut quand l’auteur se dit lâche face à la mort violente d’un animal.  Chats de race, chats de gouttière, chien, il compare les comportements des uns et des autres, parfois sévère, parfois clément, s’amuse de tout ou presque, mais rien ne laisse l’auteur, ni le lecteur indifférents. Oui, Nosaka aime les chats, inconditionnellement.

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