[Kokoro]

Auteur : Delphine ROUX
Traduction : –
Titre original : –
Éditeur : Philippe Picquier
Parution japonaise : –
Parution française : août 2015
ISBN : 2-8097-1111-0
Prix : 12,50 €
Extrait : sur le site de l’éditeur

La quatrième :
Koichi et sa sœur Seki n’avaient que douze et quinze ans lorsque leurs parents ont disparu dans un incendie. Depuis, ils ont le cœur en hiver.
Seki s’est réfugiée dans la maîtrise et la réussite professionnelle.
Koichi, lui, s’est absenté du monde, qu’il regarde en proximité.
Mais le jour où il apprend que sa sœur va mal, très mal, Koichi se réveille et pose enfin les actes qui permettront à chacun de renouer avec un bonheur enfoui depuis l’enfance.
Dans ce roman se fait entendre une voix ténue et obstinée, attentive aux mouvements subtils de la nature et des âmes.

Mon avis : 

Ce roman, second ouvrage de Delphine Roux et le premier en solo, est un beau texte sur le deuil et la reconstruction de soi et de ses liens aux autres après la perte de proches. Accessible dès l’adolescence, il n’a pas de visée pédagogique. Il accompagne doucement le lecteur à travers une succession de chapitres courts, basés chacun sur un thème bilingue.

On y suit Koichi, qui a choisi une certaine inertie comme principe de vie, avançant sans se presser, en observant le monde depuis sa périphérie. Sa sœur est évoquée régulièrement, comme une jeune femme qui se noie dans la réussite, le travail, le mépris du passé. Elle a avancé vite, laissé le drame loin derrière elle, alors que son frère, sans l’avoir forcément digéré, prend le temps de vivre. Et un jour, il apprend que sa sœur ne va pas aussi bien qu’elle le prétend. Alors, il agit, et il fera en sorte de panser les plaies, les anciennes, les nouvelles.

On pourra reprocher une lecture trop rapide, trop facile, une écriture trop simple, un thème vu et revu. C’est vrai, mais il ne faut pas s’arrêter à cela. Il faut, comme Koichi, prendre le temps. Il faut, comme dans le zen, apprécier chaque mot-clef, méditer. Parce que le roman est simple, il permet justement cette méditation.
Le vrai reproche que je lui ferais, c’est qu’il est encore un peu trop « occidental ». Je ne me retrouve pas au Japon, mais dans un monde flou, malgré les références régulières à des référents culturels japonais. Evidemment, c’est un point de vue totalement subjectif qui fait référence à mon propre monde intérieur. Ce roman est un beau moment de lecture particulièrement apaisant et, personnellement, j’espère avoir d’autres ouvrages de Delphine Roux dans les mains à l’avenir.

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