Au Temps de Botchan

Auteurs : Jirô TANUCHI et Natsuo SEKIKAWA
Titre original : 「坊っちゃん」の時代 Botchan no jidai
Éditeur : Casterman
Collection : Ecritures
Parution : (1987) 26 janvier 2011 (rééd.)
ISBN : 978-2203025639

La quatrième :

 » Je ne comprends pas du tout où va le Japon. Se contenter d’imiter l’Occident n’est pas une bonne chose. L’Occident est ce qu’il est : insensible et égocentrique. Au train où vont les choses, le Japon va devenir un tigre de papier… « 

Mon avis :

Ceci est la réédition du Temps de Botchan, déjà publiée intégralement au Seuil à partir de 2002 et qui se trouve malheureusement épuisée. Étudiée en cours (première édition donc), elle m’avait laissé une impression agréable, et j’avais le sentiment de ne pas avoir tout saisi. J’ai donc profité de cette nouvelle édition pour m’y replonger.

Considéré comme le premier manga littéraire, Sekikawa avoue que c’était plus q’un challenge de tenter d’écrire sur la période Meiji, période instable où le Japon s’est ouvert au monde et a tenté de copier l’Occident, sans perdre son âme.

L’ouvrage est découpé en une introduction, où Sekikawa explique  » Comment j’en suis venu à créer Au temps de Botchan« , les 11 chapitres, et une « conclusion, où il est détaillé la genèse de  Je suis un chat 吾輩は猫である en 1905, date à laquelle commence Au Temps de Botchan.

On y suis Natsume Soseki, juste après avoir rédigé Je suis un chat, ses fréquentations, toutes historiques, ses tourments, son histoire personnelle, comment il a écrit Botchan, tout en suivant l’évolution, à travers les personnages et les commentaires de Sekikawa, de cette période difficile pour les Japonais.

Soseki n’échappe pas à ces bouleversements anxiogènes, déclarés depuis son séjour en Angleterre, un pays qu’il déteste bien qu’il soit spécialiste de littérature anglaise. Il veut devenir écrivain, ce qu’il pratique déjà pour soigner ses névroses, mais une grande famille à charge l’en empêche. C’est dans ce contexte, ponctué de beuveries avec quelques étudiants et de réflexions avec eux, que va naître Botchan.

Pour qui connait déjà Taniguchi ne sera pas étonné de voir un manga aussi beau et détaillé. Personne d’autre n’aurait pu le dessiner, car on se plonge ainsi instantanément dans le début du XXe siècle. Le scénario est très bon, sans réel écueil, et la seule chose un peu complexe sera le nombre de notes de bas de page pour préciser qui est qui dans la trame de l’Histoire. On s’y perd quand on ne connait pas cette période en détail, mais cela n’est que minime et ne dessert pas la lecture.

L’éditeur précise sur son site que « les deux premiers volumes de la série paraitront en 2011, les trois suivants en 2012 ».

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :