L’oeil du serpent : Contes folkloriques japonais

Auteur : Collectif
Titre original : –
Éditeur : Gallimard
Collection: Folio 2€
Parution : 30 avril 2010
ISBN : 978-2070-43656-9

La quatrième :

Il était une fois un serpent qui prit l’apparence d’une belle femme pour s’unir secrètement à un homme… Il était une fois une femme qui enfanta un serpent… Il était une fois une ravissante jeune fille qui s’éprit d’un serpent jusqu’à se métamorphoser en reptile… Merveilleux et étranges, ces contes nous entraînent au coeur de la mythologie japonaise peuplée de créatures fantastiques et de paysans naïfs.

Mon avis :

Un très beau livre de contes, extrait de De serpents galants et d’autres aux Éditions Gallimard, où le serpent est omniprésent. Comme le rapelle une note de la traductrice, le kanji hebi 蛇 (serpent) se prononce également ja dans sa lecture on’yomi (cf note), et ne signifie alors pas seulement « serpent », mais aussi « goule » et « ogre », aussi, on n’aura pas seulement des histoires de serpent.

Contrairement à notre image négative de la bête, ici les serpents sont aussi bien mauvais que bons, tout comme l’Homme. Les histoires se ressemblent parfois : on aura quelques contes très similaires racontés différemment, mais qui éclairent parfois ce qu’on n’aurait décelé dans l’autre. Les schémas sont assez similaires également : des promesses de mariage, de beaux jeunes gens, des interdits ou de la possession, et une morale, un peu toujours la même, à savoir de respecter l’autre (en honorant ses promesses, en l’aidant…). C’est une description très générale, puisque tous ne correspondront pas à cela, et je cherche encore la morale de certains…

Il y a trois parties : Les femmes serpents, Les épouses du serpent et Belles et monstres, que je déconseille de lire d’affilée, comme je l’ai fait, puisqu’on perd un peu de la saveur de chaque partie. Néanmoins, On note un glissement progressif de la thématique du serpent vers celle du « monstre » et promet une plus grande ouverture dans l’ouvrage d’origine (que je ne manquerais pas de chroniquer).

Pour qui veut connaitre un peu les contes japonais, c’est une bonne introduction mais quelque peut réductrice, qu’on aime ou pas les serpents, aussi, si vous êtes séduits, je pense que l’ouvrage complet sera indispensable.

Note : Les kanji au Japon ont deux lectures : la lecture kun, japonaise, et la lecture on, chinoise, ou « kun’yomi » et « on’yomi ».

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