L’Apprentie Geisha

Auteur : KAMIMURA Kazuo 上村 一夫
Titre original : Itezuru 凍鶴
Éditeur : Kana
Collection : Sensei
Parution : 1 octobre 2010
ISBN : 9782505009672

Pour public averti.

La quatrième :

Suivez les pas d’une apprentie geisha à la découverte d’un monde d’élégance.

(C’est un peu court, comme quatrième, aussi je vous donne la présentation présente sur le site de l’éditeur.)
O-Tsuru (« la grue »), appelée ainsi parce que petite elle avait l’habitude de se tenir sur un pied pour réchauffer l’autre, a été vendue par ses parents pour qu’elle devienne une geisha. Elle va donc commencer comme shikomikka (« apprentie ») dans une okiya : la maison où vivent les geishas. En faisant les commissions de ses aînées, Tsuru va découvrir la vie de ses femmes. Enfin, un jour, son tour arrive. Elle se rend dans la chambre de son bienfaiteur. Celui qui, en payant les frais de cérémonie, va la faire entrer dans le monde des geishas. Tsuru va alors prendre le nom de Tsurugiku et devenir une geisha célèbre dans le monde des plaisirs.

Quand Kazuo Kamimura faisait ses débuts de dessinateur de mangas, il louait un bureau au premier étage d’une maison de geishas à Kagarazuka, l’un des quelques quartiers de Tokyo où vivent des geishas. C’est probablement là qu’il a découvert le monde d’élégance et de tristesse dans lequel vivent les geishas qu’il nous fait découvrir dans ce sublime ouvrage.

Mon avis :

Ayant une passion pour la civilisation Japonaise, comment oublier les geisha ? Ce one-shot de seulement… 352 pages se lit comme un roman.

L’histoire commence un peu avant la seconde Guerre Mondiale. On suit la petite O-Tsuru (La Grue), vendue par ses parents pour un sac de riz, faire un apprentissage de geisha dans un contexte assez difficile : les restrictions alimentaires, les soldats, la préparation au combat… Le nom de l’enfant vient du fait qu’elle se tient souvent sur une jambe, l’autre repliée sous elle pour la réchauffer, telle une grue. Elle grandit sous nos yeux, affronte de nombreuses épreuves et devient petit à petit une geisha reconnue et très douée. Les brimades, les clients entreprenants, les subterfuges, conflits entre otsuya, la mort, rien ne lui est épargné et c’est assez surprenant de vérité.

En effet, quiconque aura déjà lu sur les geisha n’apprendra sûrement pas grand chose de nouveau, si ce n’est une transposition en image de ces lectures. C’est plutôt la mise en relation avec un certain contexte politique, très présent, qui donne tout son intérêt au livre.

Le dessin est très particulier, et rebute souvent les lecteurs de manga de 20 ans qui ont connu surtout des traits fins et très détaillés, mais il ne faut pas s’arrêter à ce genre de détail (et s’ouvrir un peu au monde, que diable !) et se lancer. Car le dessin ici ne dessert aucunement l’histoire, au contraire : témoin d’une époque (il a été fait dans les années 70), il met en valeur le côté historique du manga.

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